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Aussi disponible en format PDF : Fiche Cyberdélinquants (PDF)
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| Les actes de piratage informatique,
au cœur des réseaux d’information et de la communication,
sont l’œuvre d’acteurs sociaux qu’il convient
de connaître et de comprendre, notamment afin d’appréhender
correctement les différents aspects de ce type de menaces.
Il est commun de dénommer ces acteurs : « cyber-délinquants
».
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Ces derniers se caractérisent
par des capacités techniques et des motivations diverses,
tout en provenant d’horizons sociaux multiples. Afin d’en
faciliter la compréhension, il est d’usage commun de
procéder à leur classification. Ainsi, sont principalement
catégorisés, au cœur de la cyber-délinquance,
trois groupes d’acteurs majeurs, à savoir les hackers,
les crackers et les script-kiddies.
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Les cyber-délinquants
se définissent, communément, soit comme acteurs, visant
à attaquer illégalement un site informatique déterminé,
soit comme acteurs menant un délit ou crime conventionnel
à l’aide d’un outil informatique. La différence
se décline selon l’utilisation faite, par le cyber-délinquant,
du médium informatique.
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En effet, soit ce dernier est utilisé par le délinquant
comme outil d’un délit ou d’un crime
conventionnel (escroquerie, menaces…etc), soit l’ordinateur
est la cible même visée par le délinquant (vol,
utilisation frauduleuse ou encore destructions de données…etc)
(Voir fiche CASES « Cyber-délinquance »).
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Pour décrire ces mêmes
acteurs sociaux, est souvent également utilisé,
et de manière très générale,
voire abusive, le terme « cyber-criminels ».
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Les actes des cyber-délinquants, utilisant
le médium informatique, sont de compréhension aisée
puisqu’il s’agit de délits et de crimes
conventionnels transposés via les réseaux
d’information et de communication, généralement
afin d’en tirer profit de manière illicite. Souvent,
le but est de profiter de la crédulité des personnes
victimes pour obtenir des informations confidentielles et les utiliser
ensuite à profit, de manière illégale.
Nous trouvons donc dans cette catégorie
des cyber-délinquants de type :
- cyber-escrocs (phishers…),
- cyber-fraudeurs (revente illégale de
- CD gravés…)
- cyber-voleurs,
- cyber-abuseurs,
- cyber-déviants
- cyber-pédophiles…etc.

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Il s’agit véritablement
de l’ensemble des crimes et délits « traditionnels
» se transposant via les réseaux numériques
d’information et de communication.
Les motivations quant à ces attaques sont essentiellement
de type cupides (le but est la recherche d’un gain quel qu’il
soit : financier ou encore matériel) ou bien encore immorales,
« malsaines » et maladives (pédophilie, réseaux
de prostitution, racisme, révisionnisme...etc).

Quant à la seconde catégorie, les
acteurs s’attaquant au médium informatique, ces derniers
jouissent, depuis l’avènement d’Internet, d’un
véritable succès médiatique ouvrant à
une véritable catégorisation, qui, en terme de recherche,
demeure critiquable, mais qui en terme de compréhension permet
d’appréhender les formes possibles de menaces effectives.
Ces personnages principaux, catégorisés
au cœur de la cyber-délinquance, se regroupent au sein
de trois communautés bien distinctes se composant principalement
des hackers, des crackers et des script-kiddies. Si ces différentes
communautés ont bien pour point commun l’illégalité
reconnue dans laquelle elles agissent, leurs motivations respectives,
quant à elles, divergent fortement.

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Le terme de hacker est souvent
utilisé à mauvais escient par la presse écrite pour
couvrir l’ensemble des pirates informatiques. Cet amalgame contribue
à propager une image fantasmée et alarmiste des menaces
informatiques. Situation fortement paradoxale, quand on sait que les hackers
constituent, certainement, la communauté la moins nuisible, au
sein de l’univers encore très méconnu de la cyber-délinquance.
En réalité, si tout hacker peut être
« étiqueté » en tant que cyber-délinquant,
tous les cyber-délinquants ne sont pas des hackers.
Les hackers ou « chapeaux blancs » sont certainement
les plus connus, mais aussi les plus incompris des cyber-délinquants.
Ils se démarquent des crackers et des script-kiddies par leur sens
de l’éthique. Contrairement à ces derniers, ils n’attaquent
pas leurs cibles, mais se contentent d’enfreindre la sécurité
de leurs systèmes pour en souligner les failles. Il s’agit
pour le hacker, à travers des moyens, illicites, il est vrai, de
relever un « challenge » technologique tout en agissant pour
le bien des organisations attaquées, puisqu’il permet l’amélioration
de la sécurité du système d’information concerné.
Hautement qualifiés et compétents, les hackers sont quasiment
indétectables. Leurs actions sont motivées par une idéologie
commune, à savoir, la conviction que la propriété
intellectuelle doit appartenir à tous ceux qui en ont la compréhension
et que toute tentative de légiférer en matière de
cyber-espace doit être combattue.

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La communauté hacker
partage une culture commune rassemblant des programmeurs expérimentés,
des spécialistes réseaux et des passionnés des technologies
de l’information et de la communication, au sens large du terme.
L’histoire de cette communauté date de plusieurs décennies,
remontant aux premiers développements du concept d’ordinateur,
et aux premières expériences du réseau ARPAnet. Ce
sont les propres membres de cette communauté qui se sont dénommés
hackers (du verbe to hack, littéralement « taper sur le clavier
» avec pour sens la volonté de mieux comprendre, mieux développer,
et par extension mieux sécuriser). Ces derniers sont à l’origine
du développement d’Internet (le World Wide Web), et ont,
entre autre, également permis le développement des systèmes
d’exploitation tels que Unix, et récemment Linux.
De cette explication, il convient d’associer ces
acteurs sociaux au concept de bâtisseurs plutôt que de destructeurs,
dernier terme d’importance qui différencie, respectivement
et définitivement, les hackers des crackers.
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Eric S. Raymond, célèbre
auteur de « Jargon File » et de « New hacker’s
dictionnary », permet de définir très
finement la terminologie relative au hacker, avec le respect
de l’ensemble de la communauté concernée.
Un célèbre article « How to become a hacker
» permet de mieux comprendre ce contexte.
Pour aller plus loin : http://www.catb.org/~esr/
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Le cracker ou «
chapeau noir », souvent confondu avec le hacker, pénètre
les systèmes informatiques avec l’intention de nuire.
Il peut arriver que le cracker attaque pour des raisons ludiques,
mais en général, il essaye de tirer un gain de ses
méfaits, comme le fait de nuire à un concurrent, un
enrichissement personnel ou l’acquisition de données
confidentielles.
Bien souvent, il s’agit de véritables
criminels, fonctionnant dans des réseaux mafieux, pour leur
propre compte ou le compte d’autrui. Souvent très compétents
techniquement, ils peuvent égaler les compétences
des hackers, cependant, ils en représentent véritablement
le côté sombre, car ne font pas profiter une victime
de leur savoir pour le mettre au profit de l’amélioration
de la sécurité à mettre en place, bien au contraire,
leur but est de maximiser cette connaissance à leur profit.

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Aucune éthique
n’est présente dans la réalisation des actes
des crackers, au contraire des hackers. Souvent, les piratages relevés
par la presse font état des actes de crackers, il s’agit
généralement des piratages de serveurs web (transformation
de pages), de saturation de sites, de transformations de données,
de rebond pour pirater d’autres sites…etc. Mais, chaque
action révèle toujours une volonté de nuire
vers la victime potentielle.
En terme de cracking, d’autres acteurs sociaux
sont catégorisés comme étant particulièrement
dangereux : les « enfants du script » ou encore «
script kiddies »

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Les scripts-kiddies, quant à
eux, forment le bas-de-gamme du piratage informatique. Si les deux
communautés précédentes se focalisent sur des
cibles spécifiques, les script-kiddies eux, lancent leurs
attaques de manière totalement aléatoire en utilisant
des listes de commandes groupées dans un script, d’où
leur nom.
Ce type d’attaque ne demande pas un très haut niveau
de connaissance informatique ; c’est pourquoi le script-kiddy
est souvent un adolescent voire parfois un enfant. Ce dernier utilise
des logiciels « prêt à l’emploi »,
ne maîtrisant ni leur fonctionnement, ni les conséquences
de l’action illégale entreprise. Son comportement est
totalement irresponsable, pouvant atteindre n’importe quelle
ressource informatique, y compris les ressources informatiques de
la compagnie où travaillent ses parents, par exemple.
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Dans l’ensemble,
ces communautés, composant la cyber-délinquance, ne
se mélangent pas. Les hackers portent très peu de
considération pour les crackers (véritables pirates
informatiques) et inversement. Quant aux script-kiddies, ils font
partie d’un monde totalement à part, ne bénéficiant
d’aucune considération.
A partir de cet état des lieux des personnages de la cyber-délinquance,
la possibilité pour une commune ou une PME de se faire
attaquer par un hacker apparaît pratiquement nulle. La véritable
communauté hackers, très underground, ne comporterait
que quelques centaines de membres au niveau mondial, et n’est
attirée que par les sites hautement sécurisés
qui représentent un véritable défi technologique.
Si les crackers sont plus nombreux, plusieurs milliers, ces derniers
se concentrent généralement sur les grandes compagnies,
n’ayant aucun intérêt à viser une cible
de moindre importance. Cependant, cette menace générique
n’est pas nulle.
En fait, la masse nuisible, qu’une petite organisation
ou que le citoyen est susceptible de rencontrer très régulièrement,
car ils se comptent par centaines de milliers et attaquent de
manière complètement aléatoire, est constituée
par les script-kiddies.
Cependant, leurs attaques étant courantes et connues, il
est relativement facile de les prévenir. Cela, en appliquant
les patchs de sécurité relatifs aux systèmes
d’exploitation utilisés, en surveillant les accès
aux réseaux et en mettant en place un plan de réponse
sur incidents. En quelque sorte, le respect du minimum requis
en terme de sécurité des systèmes d’information
et de la communication.
Ainsi organisée, la sécurité offre une garantie
non négligeable de maîtrise organisationnelle, face
à ces attaques potentielles connues. .
Jean-Philippe H.
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