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Aussi disponible en format PDF : Fiche Social engineering (PDF)
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C’est
une technique de manipulation par tromperie qui vise à obtenir
l’accès à des informations confidentielles ou
à des ressources à accès restreint par la manipulation
de personnes en ayant directement ou indirectement l’accès.
Le « phishing » est une application particulière
de ce type d’attaque.
Le
social engineering ne s’applique pas seulement au domaine
de l’informatique, il peut être rencontré dans
la vie de tous les jours et plus particulièrement sur le
lieu de travail. A partir du moment où des ressources ayant
un certain intérêt sont en jeu, des attaques de ce
type peuvent apparaître. |
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De
ce fait, les grandes organisations sont des cibles souvent plus
faciles en raison de la dispersion de l’information et du
personnel.
Ainsi,
le facteur humain est le point central des techniques d’attaque
rencontrées en social engineering. Des relations de confiance
ne reposant sur rien de concret sont mises en place de manière
calculée mais le plus souvent par simple discussion, et exploitées
par la suite pour tirer un maximum de profit de la situation |
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Les
techniques de social engineering exploitent certaines failles dans
le comportement humain et dans la manière dont sont organisées
les entreprises. Il est en effet dans la nature humaine de vouloir
aider son prochain et d’accorder sa confiance aux personnes
polies et d’abord sympathiques, même si celles-ci sont
des inconnus. Tout dépend de la situation et de la manière
utilisée par le ou les attaquants pour se présenter.
Bien souvent, une simple demande directe peut suffire.
Le
but de l’attaque vise à faire exécuter à
une personne une action qu’elle n’aurait pas faite en
temps normal ; la motivation de l’attaquant étant d’obtenir
une information qu’il ne contrôle pas. Dans un monde
de plus en plus informatisé, ceci se résume le plus
souvent, (mais ne se limite pas), à l’obtention de
données d’authentification.
Un
attaquant peut, par exemple, tenter en premier lieu d’établir
une relation de confiance avec un membre du personnel avec qui il va passer
un certain temps à rechercher des informations sur l’entreprise
visée. Il n’est donc pas rare de rencontrer des attaquants
ayant une connaissance approfondie du jargon employé dans
le métier de l’entreprise et des procédures
mises en place par celle-ci. En effet, ceci facilite les prises
de contact en interne et permet de faire passer plus aisément
des requêtes qui, sinon, pourraient paraître suspectes.
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Du
point de vue de l’employé, celui-ci se trouve face
à une personne qui semble averti des procédures internes
et qui utilisant un jargon commun. Dans une grande entreprise oú
tout le monde ne peut se connaître, l’employé
n’a pas de raison d’être soupçonneux et
coopère. Pensant bien faire son travail en proposant son
aide à ce qu’il pense être un collègue,
il n’a pas de raison de refuser. Bien souvent, les réflexions
liées à la sécurité viennent après
l’action et, à ce moment là, l’attaquant
a déjà disparu sans laisser de traces, avec de précieuses
informations en sa possession.
Dans
ce cas-ci, on est face à un attaquant bien informé
qui va droit au but.
D’autres approches sont également possibles, notamment
en ce qui concerne la récupération d’informations.
L’attaquant peut se présenter comme chargé
d’enquêter sur le domaine d’activité de
la cible. Il pose alors toute une série de questions anodines
parmi lesquelles se cache celle dont la réponse l’intéresse
tout particulièrement. Cela peut, par exemple, être
une question sur le jargon de l’entreprise ou sur une convention
particulière employée par celle-ci (une convention
de nommage des produits par exemple).
L’attaquant
peut aussi adopter une stratégie tout à fait différente
en créant une situation problématique pour sa victime,
et se présenter ensuite comme étant
la personne qui peut l’aider à en sortir. Dans la plupart
des cas, la victime se montrera coopérative et répondra
sans broncher aux questions les plus précises de l’attaquant. |
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Le
terme « scammers » regroupe les individus
tentant d’escroquer d’autres personnes par l’envoi
de mails sollicitant de l’aide pour placer des quantités
d’argent très importantes hors d’atteinte des
autorités. Pour allécher sa victime, le scammer lui
propose de placer une somme sur son propre compte bancaire. Pour
renforcer l’impression d’authenticité de la demande,
le scammer n’hésite pas à se prétendre
lié à une agence gouvernementale quelconque et fait
usage de documents apparemment authentiques.
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Voici
un exemple d’email provenant d’un scammer :
From:
<christelle.eyadema@jumpy.it>
Sent: Friday, 01 April, 2005 2:43
Subject: confidentialité
« J’ai
l’honneur de venir par le biais de ma lettre vous informer
mon désir ardent d’entamer une relation d’affaire
avec vous.
Je m’appelle Christelle EYADEMA, je suis la fille du Président
Gnassingbé EYADEMA née d’une mère Ivoirienne… »
Le
but du scammer est de réussir à soutirer de l’argent
à sa victime. Pour ce faire, il va justifier des frais divers
afin de pouvoir effectuer le transfert censé apporter à
chacun un gain financier conséquent.
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 Les attaques par social engineering ne sont pas nécessairement
complexes. Il arrive qu’elles se résument à
une simple demande d’information directe et anodine. Une attaque
peut avoir pour objectif d’obtenir des renseignements préalables
à une future attaque sur une autre cible. Toute demande d’information
précise sur des procédures, des habitudes ou des précisions
sur du vocabulaire interne provenant d’une personne inconnue
et extérieure au milieu de travail peut être considérée
comme suspecte.
 Toute
information, même paraissant insignifiante, doit être
considérée comme importante. Il est nécessaire
de sensibiliser les employés à ce type de problèmes
car chacun d’eux est susceptible de manipuler des informations
potentiellement intéressantes pour un attaquant.
Si
une politique de sécurité est définie dans
l’entreprise, les procédures qui y sont décrites
doivent être strictement suivies. Ceci est particulièrement
vrai pour les employés récemment arrivés, peu
habitués à leur nouvel environnement de travail et
qui constituent de ce fait des cibles privilégiées.
De plus, il est essentiel que le suivi de la politique de sécurité
s’applique également aux employés n’ayant
pas accès à l’outil informatique.
Il
faut rester conscient que la connaissance du jargon, des procédures
et des habitudes de l’entreprise ne fait pas d’un inconnu,
une personne de confiance.
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 En
cas de doute il est préférable de procéder
à une vérification d’identité. Au téléphone,
il est recommandé de demander à l’interlocuteur
son numéro de poste et après vérification de
celui-ci, de le rappeler. Cette vérification consiste à
s’assurer que la personne à qui l’on parle, dispose
d’un accès légitime au poste téléphonique
d’où elle appelle.
Dans
le monde informatique, il existe quelques règles simples
qui permettent de garantir un minimum de protection face au social
engineering. Ce sont principalement des règles de bon sens,
utilisables aussi bien sur le lieu de travail que devant l’ordinateur
familial.
Ainsi,
il faut protéger au maximum ses mots de passe et surtout
ne jamais les divulguer. Pour cela, il faut absolument éviter
d’utiliser des commandes non-familières dictées
par un inconnu.
Il
faut éviter d’ouvrir tout fichier attaché à
un mail provenant d’une source douteuse ou même tout
fichier provenant de sites Internet douteux. Bien souvent, ce genre
de fichier semble de prime abord, anodin et inactif. En revanche,
en arrière plan, la destruction des documents de l’utilisateur,
l’envoi de ceux-ci sur un site Internet contrôlé
par un attaquant, voire même la prise de contrôle de
la machine à distance sont possibles.
Une
dernière recommandation concerne les documents imprimés
sur papier. Evitez de laisser de telles sources d’information
à la portée de tous. (Ceci est également vrai
pour les documents mis à la poubelle). Il est donc recommandé
de les rendre inintelligibles en les brûlant ou en les déchirant
avant de les jeter.
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