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Aussi disponible en format PDF : Fiche Spam (PDF)
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Il n'existe pas de définition
officielle du mot « Spam ». Le mot est, à l'origine,
une marque anglaise de luncheon meat vendu en conserve. Ce sont
les Monthy Pythons qui, dans un de leurs fameux sketchs où
ils répétaient sans cesse le mot « Spam »
dans une conversation, ont introduit la notion de désagrément.
Aujourd'hui, le mot « Spam » est communément
utilisé pour caractériser un courrier électronique
non sollicité envoyé en masse à une multitude de destinataires. Ce courrier provoquera
donc une gêne pour les destinataires.
Ces courriers ne coûtent pratiquement rien pour l’expéditeur
lequel ne génère qu’un seul message à
l’adresse d’une multitude de destinataires. Par contre,
ils peuvent coûter très cher aux destinataires, en
terme de coût de connexion et de volume de transferts de données.
On peut parler d’un véritable gaspillage de bande passante
et d’espace de stockage pour les administrateurs de réseaux
et de serveurs de messagerie mais aussi les destinataires des spams (particuliers ou entreprises) dans le temps passé et perdu à télécharger, trier et éliminer les spams reçus avec le risque d'éliminer par erreur un courrier qui n'est pas un spam.
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Le seul élément
nécessaire pour faire de vous une victime potentielle de
pourriels est votre adresse électronique (E-mail).

Les spammeurs disposent de plusieurs moyens pour
récupérer votre adresse électronique sur Internet
(dans les forums, sur les sites Internet, dans les groupes de discussion,
etc.), grâce à des logiciels (appelés «robots»
) parcourant les différentes pages
et stockant au passage dans une base de données toutes les
adresses E-mail y figurant.
Pour l'anecdote, Bill Gates reçoit 4 millions d'e-mail par jour dont la majorité sont des spams mais seulement 10 parviennent effectivement dans sa inbox, tous les autres étant filtrés par des solutions anti-spams. (source : BBC News – 18 nov. 2004)
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Votre adresse E-Mail a été vendue
En revendant sa liste d’abonnés à
un tiers, qui lui-même l’a revendue à un autre,
etc., votre fournisseur d’accès Internet a permis la
diffusion de votre adresse en de nombreux exemplaires sur Internet.
Attention, l’opération est légale si vous avez
accepté que votre adresse soit diffusée.

Vous l’avez publiée sur Internet
Vous avez affiché votre adresse électronique
sur votre page personnelle? Vous avez laissé votre adresse
sur des forums de discussion sur le Web ou dans les newsgroups?
Sachez que des logiciels permettent de récolter automatiquement
les adresses e-mail publiées. Dans tous ces cas, vous êtes
susceptible d'intégrer un fichier d'adresses.
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Vous avez communiqué votre adresse à un site web
En passant une commande sur un site de commerce
électronique, en souscrivant à des services via un
site web, en vous inscrivant sur une liste de diffusion par courrier
électronique, vous avez forcément laissé une
adresse e-mail. Si vous avez oublié de décocher la
petite case qui figure en bas du formulaire, vous avez autorisé
la diffusion de cette adresse.
Votre adresse a été générée au
hasard
Prenez d'un côté les listes des noms
et prénoms les plus courants, de l'autre celle de fournisseurs
d'accès connus, en utilisant toutes les combinaisons possibles
(prenom.nom, nom.prenom, nprenom, etc.), vous pouvez générer
des centaines de milliers d'adresses e-mail, qui ont de fortes chances
d'exister! Et c'est ce que font certains spammeurs. |
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Les spammeurs utilisent généralement
de fausses adresses d'envoi. Il est donc totalement inutile de répondre.
De plus, si l’adresse de l’émetteur est correcte,
vous ne feriez que renseigner cet émetteur sur la validité
de votre adresse mail et recevoir plus de spams encore.

N’utilisez jamais publiquement l'adresse email confiée
par votre fournisseur d'accès ou votre entreprise, réservez-la
à un cercle restreint d'amis ou des collègues en lesquels
vous avez toute confiance.
Vérifiez que votre adresse email ne sera pas diffusée
sans votre accord explicite. Certains fournisseurs d'accès
ou prestataires peuvent automatiquement vous inscrire dans un annuaire
web.
Evitez au maximum la publication de votre adresse email sur des
forums ou des sites Internet.
Créez une ou plusieurs «adresses poubelles» servant
uniquement à vous inscrire ou vous identifier sur les sites
jugés non dignes de confiance.
En cas de doute, saisissez une fausse adresse ou maquillez votre
véritable adresse en utilisant par exemple la Spam Safe Notation .
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Il existe des dispositifs anti-spam permettant de repérer
et, le cas échéant, de supprimer les messages indésirables
sur la base de règles évoluées. On distingue
généralement deux familles de logiciels anti-spam
:
Les dispositifs anti-spam côté client, situés
au niveau du client de messagerie. Il s'agit généralement
de systèmes possédant des filtres permettant d'identifier
les spams, sur la base de règles prédéfinies
ou d'un apprentissage. (Junk E-mail dans Outlook 2003)
Les dispositifs anti-spam côté serveur,
permettant un filtrage du courrier avant remise aux destinataires.
Ce type de dispositif est de loin le meilleur, car il permet de
stopper le courrier non sollicité en amont et d’éviter
l'engorgement des réseaux et des boîtes aux lettres des internautes.
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Les fournisseurs de
services Internet se rendent bien sûr compte que les pourriels
pourraient à l’avenir poser un problème de confiance
en la solution technologique de courrier électronique. C’est
dans ce but que la plupart d’entre eux mettent en place des
solutions visant au filtrage des mails indésirables, par
exemple l'utilisation des listes noires.
La qualité de la solution « anti-spam » peut
devenir un réel différenciateur entre les fournisseurs
pour les utilisateurs tant professionnels que privés.
Cette technique est également utilisable au niveau d’un
ordinateur personnel mais elle demande une grande maîtrise
de la part de l’utilisateur et une constante maintenance
du paramétrage pour s’avérer fonctionnelle.
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 Un courrier électronique est un flux de données d’un émetteur à un récepteur transitant par des serveurs ou relais e-mails intermédiaires.
Le schéma suivant illustre ce mode de fonctionnement :

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Plusieurs protocoles de communication sont utilisés
lors des opérations d’envoi et de réception.
Pour rappel, un protocole est un mode de communication déterminé
entre deux entités leur permettant d’échanger
des informations. Il s’agit ni plus ni moins d’un langage
commun que deux entités (généralement un client
et un serveur) utiliseront pour pouvoir effectuer un travail donné,
dans ce cas-ci envoyer un e-mail.
Le protocole SMTP, utilisé par e-mail, stocke
par exemple la liste des serveurs qui ont relayé
le message électronique.
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Les spams sont souvent envoyés avec une adresse de l'émetteur
incorrecte. Généralement les serveurs de relay (e-mail
serveurs) n'acceptent pas comme émetteur des adresses qui
ne correspondent pas à leur domaine (p. exemple les P&T
n'acceptent que des adresses @pt.lu). Certains serveurs mail ne
font cependant pas ce contrôle (appelés open-relay
servers). Ces serveurs sont par conséquent souvent utilisés
pour envoyer du Spam.
On peut trouver sur Internet des listes identifiant les producteurs
ainsi que les "relayeurs" de spams. Ces derniers sont
des serveurs de messagerie sur Internet qui permettent l'envoi de spams. Ceux-ci sont
identifiés sur base de leur adresse IP et
de leur domaine. Ces listes sont ensuite utilisées pour
configurer les serveurs de messagerie de façon à
interroger cette source d’informations et prendre une décision
quant aux messages provenant d’émetteurs listés
dans ces listes noires. La consultation s’effectue dans
la majorité des cas via une requête de type DNS (service
’Internet assurant la conversion des noms de
domaines en adresses IP et vice versa).
Si la réponse indique une source répertoriée
comme émettrice de spams, le serveur n’a plus qu’à
filtrer le mail. Rien ne s’oppose à ce qu’une
autre technique de filtrage et d’analyse ne soit appliquée
par la suite aux messages acceptés, par exemple sur leur
contenu ou sur leur enveloppe.
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On peut faire une première distinction entre les listes
noires « locales » (par exemple au niveau d’une
société ou même d’un internaute), dénommées
Local Deny Lists, et les listes noires publiques interrogées à distance.
L'utilisation des listes noires locales nécessite maintenance
et expertise de la part de l’utilisateur. Malheureusement,
les outils de messagerie standards ne facilitent en rien leur
administration.
Les listes publiques sont connues sous le nom de DNSBL (DNS Blackhole
List), ou tout simplement listes noires. Certaines sont gratuites,
tandis que d’autres sont proposées sous forme de
service payant. Quelques-unes de ces listes noires se sont spécialisées
selon les critères qui déterminent l’entrée
dans la liste, ou selon leur type de fonctionnement. Les plus
connues sont Spamcop, MAPS, DSBL, SPEWS ou ORDB.
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Le filtrage sur émetteur évite que le Spam arrive
sur les serveurs si le filtrage a lieu au niveau des fournisseurs d'accès à Internet. Il en découle des économies de
bande passante, de stockage et de CPU. De plus, si on interroge
une base locale, le recours à cette technique consomme
peu de ressources et est donc rapide. C’est pour ces différentes
raisons que le filtrage sur liste a été, et est
encore, très utilisé par les fournisseurs d’accès
Internet (ISP ou prestataires de messagerie). Très souvent,
ces derniers détruisent simplement les messages provenant
de listes noires.
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L’utilisation de listes noires par les fournisseurs d’accès
est souvent couplée avec une autre technique de filtrage.
Il s’agit de l’authentification de l’utilisateur
lors de l’envoi de messages.
Cette technique évite d’usurper le nom de domaine
du fournisseur d’accès utilisant le serveur de messagerie
en « Open-Relay » (Technique utilisée par les
hackers et spammeurs pour usurper une identité ou un domaine
et relayer ainsi les messages Spam). Cette précaution vise
à éviter que le domaine du fournisseur d’accès
ne soit déclaré dans les listes noires parce qu’utilisé
par des pirates informatiques.
C’est cette technique qui oblige à tenir compte
de l’authentification dans le paramétrage des comptes
sur le logiciel de messagerie (Ms Outlook par exemple). En effet,
le serveur de messagerie du fournisseur d’accès autorise
uniquement la connexion d’utilisateurs authentifiés
par lui-même.
L’utilisation de cette authentification pose des problèmes
lorsque l’accès à la messagerie se fait au
travers d’un autre fournisseur d’accès (roaming) ne supportant l'authentification lors de l'envoi d'e-mail et peut entraîner de ce fait l’impossibilité d’envoyer
des messages. La réception n’étant pas affectée
par le mécanisme d’open relay, elle reste possible.
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| Rang |
Pays |
pourcentage |
| 1 |
États-Unis |
56.7 % |
| 2 |
Canada |
6.8 % |
| 3 |
Chine |
6.2 % |
| 4 |
Corée du Sud |
5.8 % |
| 5 |
Pays-Bas |
2.1 % |
| 6 |
Brésil |
2.0 % |
| 7 |
Allemagne |
1.8 % |
| 8 |
France |
1.5 % |
Liens utiles :
-
SpamBayes
- plug-in anti-spam pour Microsoft Outlook 2000/XP sous Windows,
mais aussi pour Linux et Mac OS
-
Magic
Mail Monitor - permet d'examiner le contenu de vos boîtes
aux lettres directement sur le serveur et d'y supprimer d'éventuels
messages parasites.
-
-
SpamPal - logiciel qui s'installe sur le poste de travail qui permet de filtrer les messages reçus à l'aide de DNSBL. Les spams reçus ne sont pas supprimés mais taggés en ajoutant dans leur sujet la balise [SPAM] pour permettre de les classer facilement via Outlook.
--- Charles D. ---
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